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Valérie, Coach somatique pour accompagnantes

Tu décides dans ton business. Tu peux aussi décider chez toi.

Trois endroits où tu laisses encore les autres décider à ta place. Lequel te ressemble ?

Dans ton business, tu sais ce que tu fais. Tu aides tes clientes à dire non, à choisir, à tenir bon. Et pourtant, dans ta vie perso, il y a des moments où tu laisses les autres décider à ta place : tes parents, ton conjoint, ta fratrie, tes amies.

Ce n’est pas un manque de savoir-faire. Tu connais tout ça par cœur. Dans ton activité, tout te soutient : ton métier, ton contrat, la fin de la séance. Chez toi, plus rien ne te soutient, et ton corps se crispe avant même que tu aies eu le temps de choisir.

Ça finit par peser sur le reste : ton énergie, tes soirées, l’élan que tu as pour ton activité.

Ce n’est pas une fatalité. Tu peux reprendre la main.

Les trois profils ci-dessous ne sont pas des cases. Ce sont trois situations où comprendre n’a pas suffi. Lis-les, puis laisse-toi toucher par celle qui sonne juste.

Celle qui dit oui à ses proches

Le oui qui sort tout seul

« Je passe mes journées à aider des femmes à dire non. Et je n’y arrive pas avec mes proches. »
  • Avec une cliente, tu sais trouver la phrase juste. Avec un proche, tu ris, tu changes de sujet, ou tu dis « pas de souci » alors que ça ne t’arrange pas.
  • Tu te vois céder, tu sais très bien ce qui se passe, et tu cèdes quand même.
  • Quand tu essaies de faire comprendre à un proche qu’il se trompe, il te répond « fais pas ta psy ». Alors tu te tais.
  • Le soir, tu rejoues la conversation en boucle. Parfois pendant trois jours.
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Celle qui n’arrive pas à partir

La relation qui te tire vers le bas

« Je sais que cette relation me tire vers le bas. Et je reste. »
  • Tu sais que cette relation te fait du mal, qu’elle soit amoureuse ou amicale. Si une cliente te la décrivait, tu saurais quoi lui répondre.
  • Tu as déjà décidé de partir, plusieurs fois. Et tu es restée.
  • Tu trouves toujours une bonne raison de rester : « elle traverse une période difficile », « il a ses raisons ».
  • Cette personne prend de la place dans ta tête, et ça se ressent jusque dans ton activité : moins d’énergie, moins d’élan pour ce que tu construis.
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Celle qui se demande de quel droit

Le doute qu’on ne dit à personne

« Qui je suis pour aider des femmes là-dessus ? »
  • Si une cliente te racontait ta journée, tu saurais exactement quoi lui répondre. Pour toi, rien.
  • Tu as fait les formations, les thérapies, la supervision. Tu connais tout par cœur, et rien n’a changé là où ça compte.
  • Tu parles de tes clientes en supervision. Jamais de ça.
  • Tu as peur qu’une cliente voie l’écart et arrête ses séances.
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Celle qui dit oui à ses proches

Le oui qui sort tout seul

Ce n’est pas un manque de savoir-faire. Tu sais quoi dire, tu le fais avec tes clientes. Une meilleure phrase ne réglera pas le problème, parce qu’il n’est pas là.

Dans ton activité, tu n’es pas seule à tenir : ton métier te soutient. Avec tes proches, plus rien ne te soutient, et ton corps se crispe avant que tu aies décidé quoi que ce soit. C’est un réflexe de protection, pas un défaut de caractère. Mais à force, ce sont eux qui ont le dernier mot sur ce que tu fais de ta vie et de ton énergie. Je nomme ça avant que tu aies fini de te le reprocher.

Le jour où tu sauras repérer ce moment, quand un proche te dira que tu devrais chercher « un vrai poste », tu sentiras ta gorge se serrer, tu respireras, et tu répondras avec tes mots à toi, pas ceux de ton métier. Pas forcément avec calme. Mais sans phrase préparée, et sans passer la soirée à rejouer la conversation.

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Celle qui n’arrive pas à partir

La relation qui te tire vers le bas

Ce n’est pas de la faiblesse, ni un manque de lucidité. Tu vois très bien ce que cette relation te fait. Le problème n’est pas de savoir qu’il faut partir. C’est que ton corps ne suit pas.

Rester dans une relation qui te tire vers le bas n’est pas un trait de caractère : ton corps se crispe à l’idée de partir, même quand ta tête a tranché. Tu peux très bien comprendre ce qui se passe et rester quand même, au moment où ton cœur s’accélère. Te dire « coupe les personnes toxiques » ne t’aide pas non plus : tu le sais déjà, et tu n’y arrives pas. Pendant ce temps, cette personne garde beaucoup de pouvoir sur ton énergie, ton humeur, et sur ce que tu fais de ton activité. Je nomme ça avant que tu aies fini de te trouver une bonne raison de rester.

Le jour où tu sauras repérer ce moment, quand cette personne te rappellera après une dispute, tu sentiras ton ventre se nouer avant de répondre. Tu auras le choix : décrocher, répondre plus tard, ou dire ce qui ne va pas, avec tes mots. Partir ou rester sera ta décision, pas celle de ton corps qui se crispe à ta place.

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Celle qui se demande de quel droit

Le doute qu’on ne dit à personne

Ce n’est pas de l’imposture, et il ne te manque pas une formation de plus.

Dans ton activité, tout te soutient : ton métier, ton contrat, la fin de la séance. Ça ne prouve pas que tu devrais réussir pareil chez toi, et ça ne prouve pas non plus que tu es une fraude. Cet écart est courant chez celles qui accompagnent, mais personne n’en parle. Alors chacune le garde pour elle, et il ne dit rien de ta valeur de praticienne.

Le jour où tu sauras repérer ce moment, la question « de quel droit ? » reviendra sans doute. Tu auras alors autre chose à lui répondre qu’un argument : quelque chose que tu as vécu. Un moment où tu as senti que tu allais céder, et où tu as tenu, face à un proche, avec tes mots.

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« Je ne t’explique pas ce que tu sais déjà. Je t’aide à sentir, dans ton corps, le moment où tu vas dire oui alors que tu pensais non. C’est là que tu peux encore décider. »

Je le vois chez des femmes qui n’ont rien en commun sur le papier : solides dans leur activité, en retrait dans leur vie perso.

Ce n’est pas une formation, ni un outil de plus, ni une méthode en étapes. Ici, c’est toi qui es accompagnée, pas jugée.

« Tu n’es pas une fraude. Ce qui te tenait au travail, c’était ton métier. Tu peux apprendre à tenir sans lui. »

Valérie, revelessence_coaching

Reprendre ta place chez toi, ça s’apprend par le corps, pas par la tête.